mercredi 9 avril 2008

Arrivée à Quantico.






Nous n’avons que 4 heures de retard. Bien entendu, les parents qui nous ont attendus sans avoir de nouvelles, ont tenu bon jusqu’à une demi -heure avant notre arrivée sur la base.

Maintenant, il faut rappeler les familles d’accueil qui sont parties se coucher. Une heure de plus avant d’enfin pouvoir trouver un lit et de s’effondrer, vaincus par environ 28 heures consécutives d’éveil.

Plus personne ne parle. Les familles arrivent les unes après les autres. Nous avons manqué la réception qui était organisée pour notre accueil mais franchement, à cette heure là, plus rien n’a d’importance. Au dodo !

Dimanche 6 avril

La bonne idée : au lieu de se retrouver entre français, tout le monde restera dans les familles. L’objectif est de faire mieux connaissance et de rester dans cette atmosphère anglo-saxonne. Certains iront au musée, d’autres au cinéma. Le dimanche est réservé à la famille donc certains en profitent pour montrer leurs étudiants français à tous les membres de la famille, et ce avec une très grande fierté.

BB

mardi 8 avril 2008

Londres Heathrow - Washington Dulles


Les neuf heures initialement prévues pour le voyage transatlantique se sont transformées en quelques 12 d'avion, certes confortable - un Boeing 747 de la British Airways - mais longues, très longues.
Pour le départ , les bagages ont été égarées à cause du système de scanner en panne. Les réacteurs arrêtés, la régulation d'air ne marche pas dans un avion. La cabine devient vite une cocotte minute, impression très pénible.
Puis les enfants apprécient les écrans individuels qui offrent une vingtaine de films en anglais mais aussi 4 en français. Beaucoup écoutent de la musique.
Arrivée sur Washington, nous commençons à nous demander ce que vont faire les familles car nous ne pouvons pas les joindre pour l'instant.
Bien entendu, nous sommes encore bloqués par un avion devant nous qui a arraché une porte d'embarquement en reculant. Ajoutons une trentaine de minutes à notre retard. On s'habitue.
Préparation du passage en douane: dans l'avion , on distribue le fameux formulaire des services US qu'il faut remplir avec précaution. Nous recommençons tous 2 ou 3 fois. Il ne faut pas de rature. Le CBP (Customs and Border Protection) ne rigole pas.
Cependant, tout se passe bien. Bizarre impression quand on se fait photographier par une webcam bien en évidence et que l'on enregistre nos empreintes digitales. C'est la règle pour toute personne entrant aux States. Les douaniers sont admiratifs de voir tant d'élèves en "schooltrip" et nous souhaitent quand même la bienvenue. Il y en a même un qui a dit "vive la France!" Inattendu.
MD doit rendre sa carte verte de résidente permanente maintenant. Une petite heure de paperasse de plus. On n'est plus à ça près.
Maintenant, il faut prendre un bus qui n'est plus là depuis bien longtemps. La compagnie est fermée mais un service téléphonique d'urgence nous permet de voir arriver un de ces fameux bus jaunes vus à la télé.
On rentre là dedans? oui, oui dit le chauffeur, il y a 60 places.
Le seul problème, c'est qu'on ne va pas à l'école avec 3 valises donc il a fallu pousser pour fermer les portes.
45 minutes de bus dans un bruit de moteur épouvantable et arrivée sur les premières portes de Quantico.
BB

lundi 7 avril 2008

Londres



L'attente à Londres est impressionnante: 3 heures.
Qu'allons nous pouvoir faire? se disent les élèves. La douane est beaucoup plus méfiante qu'en France. Il faut se déchausser, tout est vérifié. L'amabilité n'est pas la règle.
Les ciseaux de Cindy E. avaient passé le contrôle en France (l'angle de la pointe était conforme), ils finiront leur carrière au pilon à Londres. Snif, snif.
La vérification douanière enfin terminée, les élèves tombent sur ce qui ressemble plus à une galerie marchande de supermarché qu'à un aéroport. En plus , il y a des voitures exposées. Pas n'importe lesquelles: Porsche, Audi R8, Ferrari.
Une sorte de tombola donne aux gens l'impression de pourvoir accéder à ce qui semble un rêve pour certains. Une "muscle car" pour un billet de 20 Livres? A ce propos, la conversion Livres /Euros pose problème: attention aux commerçants qui "ajustent" le taux de change en leur faveur!


BB

dimanche 6 avril 2008

Vol Lyon -Londres Heathrow


Airbus A320.
Vitesse 735 kms/h
Altitude 10 000 mètres
Vent de face 103 kms/h

Une heure de vol maintenant. Nous passons au dessus du pays des Ch'tis. Tous les infos sont disponibles sur les écrans devant nous mais, fait exceptionnel, il n'y a que quelques nuages et les premiers préjugés tombent (il y en aura d'autres pendant le voyage) : il fait beau dans le nord.
La côte d'Opale dessine ses contours très doux, éclairée par un beau soleil.
L'avion amorce un grand virage à gauche. Non, non, ça penche mais on n'a pas peur..... on est "grands"!
Londres n'est plus qu'à 20 minutes déjà. Il se font en une lent descente pendant laquelle les moteurs sont devenus très silencieux.

Arrivée à Londres. Atterrissage, ça secoue un peu, logique mais on s'en fiche puisque nous, on n'a pas peur, on est " des grands" après tout.

Pas d'escalier pour descendre de l'avion: 20 minutes d'attente. Il faut passer du terminal 5 au terminal 4. Cela prend à peu près autant de temps que de faire tout le tour d'Aubenas en voiture. Nous sommes dans une autre dimension, il faudra s'y faire!

En plus, il pleut. Normal.
BB

Arrivée à Lyon.

Arrivée à Lyon, l'excitation commence à se faire sentir.
Certains avouent timidement qu'ils n'ont jamais pris l'avion. Bien sûr, ils n'ont pas peur , ce sont des "grands" après tout. Mais les questions fusent, simplement pour savoir "ce que ça fait"...... Même pas peur!!!

Le décollage est le moment le plus impressionant, "ça pousse grave" disent certains.
Tout le monde se dévisse la tête pour regarder par les hublots. On est tous vers le fond de l'avion, un Airbus A 320. L'électronique embarquée, avec les écrans qui se déplient automatiquement, provoque l'amiration de tous, même des plus blasés.

Tout de suite après le décollage, la centrale de Bugey reconnaissable à ses 4 énormes cheminées puis au loin les Alpes, couvertes de neige. Vu d'avion, le contraste est saisissant entre ces deux éléments que tout oppose.
Posted by Picasa

Tout va bien

Comme l'indique le titre du message, TOUT VA BIEN.
Nous sommes arrivés très, très très tard.
La suite est expliquée dans les messages suivants.
BB

mercredi 2 avril 2008

Merci pour votre soutien

Nous sommes heureux de voir que tous les enseignants du lycée Astier par leurs nombreux commentaires sur ce blog (il y en a tant que nous ne pouvons tous les publier) sont avec nous dans cette belle aventure.
Je remercie particulièrement celui qui s'est affublé du pseudonyme de "Benvoyons", et ce par pudeur, n'en doutons pas, il avait peine à exprimer sa joie devant la réussite de notre entreprise (oups, le vilain mot, pardon).
Ce qui est fantastique, c'est la richesse du vocabulaire de "Benvoyons".
Il s'agit là, à n'en pas douter, d'un esprit supérieur qui jamais ne s'abaisserait à utiliser des termes triviaux, dont la réflexion s'appuie sur des constats objectifs, qui surtout ne tronque pas les parties logiques de l'argumentation. Combien il est plus facile de faire "table rase" plutôt que de chercher à construire, d'insulter plutôt que de penser, d'accuser plutôt que de se remettre en question.

Nous ne le remercierons jamais assez pour son intelligence (là, je dois souligner ma stupéfaction devant de telles capacités intellectuelles!), sa clairvoyance, son impartialité.
Quoi qu'il en soit, la richesse des arguments pour soutenir notre action, la fraîcheur incroyable de la réflexion sur l'intérêt pédagogique des voyages à l'étranger nous ravit de jour en jour.
Merci à vous, militants de la cause éducative, pour votre soutien infaillible.

Bruno Boddaert
l'anonymat serait-il devenu une marque de courage?

dimanche 30 mars 2008

C'est bientôt parti.

Le lycée Astier d'Aubenas va bientôt enfin pouvoir envoyer ses élèves au pays de l'oncle Sam.
Depuis de longs mois déjà, Muriel Descours, professeur d'anglais au lycée, se bat bec et ongle pour faire avancer l'idée qu'un voyage aux Etats-Unis pour nos élèves ardéchois est tout à fait réalisable et qu'il constituera une incroyable expérience et un enrichissement sans précédent, tout autant qu'un occasion unique de pouvoir se confronter "in situ" à une culture danot ils ne connaissent que la partie émergée.
En effet, pendant près de deux semaines, Astier vivra à l'heure américaine.
Les élèves hébergés par des familles d'accueil, toutes bénévoles, auront la joie de partager la vie quotidienne de nos amis américains. Ils seront reçus par des gens soucieux, eux-aussi, de découvrir un petit morceau d'une autre culture, celle du vieux continent qu'auront l'honneur de représenter nos élèves le temps de ce séjour.
BB